Le couvert végétal, c’est quoi ?

Le couvert végétal, c’est quoi ?

Depuis 2012, l’Union européenne met en place des directives dites “nitrates”. Elles imposent la couverture des sols agricoles, notamment en hiver sur les zones vulnérables. Cette méthode ne sort pas de nulle part : un sol nu laisse plus facilement s’enfuir des nitrates vers les nappes phréatiques en raison des plus fortes précipitations. Mais qu’est-ce que le couvert végétal préconisé ? Et comment peut-on en réaliser un chez soi ? Ce sont les questions du jour !

Quel est le but du couvert végétal ?

Ne pas laisser le sol nu

Un couvert végétal est traduit par la pousse de plantes bio-indicatrices de l’état d’un sol. Qualifiée de mauvaises herbes, ce sont pourtant elles qui empêchent le sol d’être nu entre deux cultures. L’ensemble de ces plantes, et donc le couvert végétal, permet de protéger le sol, de le garder en bonne santé et de conserver la qualité des nappes phréatiques. On peut y laisser pousser les plantes naturellement ou on peut choisir quels végétaux viendront habiter les terrains de cultures. En agriculture céréalière, nous trouvons beaucoup de cultures intermédiaires : la phacélie, le colza, la moutarde, la luzerne, etc. Peu importe ce qui recouvre le sol, finalement ; l’important est de ne jamais laisser un sol nu afin d’empêcher les nitrates de se répandre avec la pluie.

Les avantages

Les couverts végétaux maîtrisés vont empêcher l’apparition d’adventices et limiter l’absorption des nitrates. C’est aussi une très bonne méthode pour créer des puits de carbone atmosphérique. De plus, durant leur croissance, ils fixent les nutriments dans leurs tissus. Ainsi, lors de leur destruction, ces minéraux seront restitués au sol et aux cultures suivantes. Enfin, le couvert végétal a un rôle de structurateur de sol et de stabilisation. C’est aussi une barrière efficace contre les agressions et une excellente solution pour favoriser la vie des micro-organismes. Ils agissent directement sur la biodiversité et fixent même certains pesticides afin de les détruire. En bref, le couvert végétal est une méthode intéressante à développer, même dans votre jardin !

Comment faire un couvert végétal chez soi ?

À quel moment commencer son couvert végétal ?

La fin des récoltes estivales signe le début du repos de la terre. Cela veut-il dire, néanmoins, que le sol doit rester nu tout l’hiver ? Bien sûr que non ! Au contraire, servez-vous du couvert végétal pour protéger votre sol pendant la période la plus froide. Au début de l’automne, semez à la volée vos graines puis tassez le sol en surface pour recouvrir délicatement les graines. S’il ne pleut pas, pensez à arroser, surtout les premières semaines. 

Que semer dans mon jardin ?

Enfin, pour réaliser un couvert végétal efficace, vous devez d’abord en reconnaître les usages. De nombreuses plantes, notamment associées, permettent à la fois de décompacter et de fixer l’azote dans le sol tout en améliorant la biodiversité et la production de matière organique. C’est le cas de la phacélie, de la moutarde, de la luzerne, mais aussi de l’avoine, des fèves et du sarrasin. Vous pouvez aussi opter pour du lin, des pois ou de la vesce. À méditer : plus vous mélangez d’espèces, meilleure sera la fertilité de votre sol ! De plus, la plupart des espèces citées pour réaliser un couvert végétal sont mellifères. Il n’y a que des avantages à opter pour cette méthode entre deux cultures. 

Le couvert végétal présente de multiples avantages non négligeables de la vie au jardin. En avez-vous déjà réalisé chez vous ? Comptez-vous vous lancer ? 

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